Revista Cultura y Ocio

Jovellanos: El siglo de las luces en España (Parte IV)

Por Ricardofernandez
Jovellanos: El siglo de las luces en España (Parte IV)

JOVELLANOS Y LA ILUSTRACIÓN

Se sostiene por algunos autores que en España no ha habido Ilustración; que mientras el fenómeno provocó un auténtico terremoto político y social en Europa, España se mantuvo ajena a todo este proceso, conservando su apego a la monarquía absolutista y a la iglesia totalitaria. Sin embargo la anterior afirmación no es ni exacta ni se corresponde con la realidad. España fue receptora del espíritu alumbrado por el Siglo de las Luces como otros países de Europa, si bien el escenario era tan complicado y diferente que el resultado obtenido no pudo se el apetecido por muchos.

Jovellanos es uno de los exponentes de esa Ilustración que tímidamente se abre camino en España. Responde al patrón de hombre estudioso, humanista, racional, que escribe cultivando los géneros literarios más diversos, que lee a Rousseau (aunque en su juventud no profesa una gran admiración por el autor), que conoce el movimiento enciclopedista, que interviene en la vida pública sacrificando la propia vida privada, promoviendo reformas y hablando de regeneracionismo en España un siglo antes de que el propio movimiento regeneracionista existiera. Jovellanos es capaz de escribir una obra teatral como “El delincuente honrado” -de inspiración roussoniana- como de analizar la evolución económica del país ya la vez idear el futuro sistema de comunicaciones y comercio que harán que su ciudad y la región en que nace le deban hoy en día una gran parte de lo que son.

Jovellanos, como Ilustrado que es, absorbe las ideas que consolidan en Inglaterra la monarquía parlamentaria, ideas que luego se magnificarán en Francia, en donde prenderá con fuerza un movimiento intelectual que llegará a toda Europa y del que él mismo forma parte. Será el proceso revolucionario francés el que provoque en este hombre de paz una honda reflexión, que hará de él un precursor del universalismo, de la militancia por la “no violencia”: Gaspar Melchor de Jovellanos afirma que un gobierno ilustrado jamás emprenderá una guerra. Y anticipa además que el avance mismo de la ilustración permitirá crear una confederación de pueblos, comenzando por las naciones ilustradas europeas, que permitirá que un día la paz reine en la humanidad.

Será un firme partidario de la educación pública en un país en que la enseñanza había sido siempre un monopolio compartido entre las clases adineradas y la Iglesia católica. Para él la instrucción moral es un elemento indispensable en la formación del ciudadano y escribe: “…Pero ¿acaso la moral pende de la instrucción? Sin duda. No hay moral sin principios, ni principios sin alguna especie de instrucción.”

Quizá también se anticipa a su tiempo cuando dentro de los planes educativos que plantea aporta otras reflexiones en torno a la salud. Se ocupa de la dieta adecuada y del deporte, que entonces es el juego de pelota; y del consumo excesivo de sidra y de vino, que generan un grave problema social en la época. Jovellanos también critica el excesivo consumo de lo que el llama “maldito tabaco” que “ataca continuamente los órganos del cerebro”.

Jovellanos, nacido en un país en el que el machismo es tópico y realidad, aboga por la igualdad entre los sexos y el fin de la discriminación a que se somete a la mujer. En su Memoria sobre los espectáculos públicos dice: “Tanto puede la educación sobre las costumbres. Y tanto más podría todavía si, encaminada a los más altos fines tratase de igualar los dos sexos, disipando tantas ridículas y dañosas diferencias como hoy los separan.”

En su obra podemos encontrar reflexiones en torno al medio ambiente, abogando por una explotación racional de los recursos que hoy día encajaría perfectamente en eso que conocemos como “desarrollo sostenible”; pero también hallamos un pensamiento muy crítico respecto a cuestiones que nos preocupan en la actualidad; así, la injusticia social, criticando la mala distribución de la riqueza que “pone la opulencia en unos pocos, la suficiencia en muchos y la indigencia en el mayor número”. También el consumismo, con

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fesando al final de su vida que nunca ha cobrado dietas por sus desplazamientos y misiones al servicio del país, y manifestando que “…Sin duda el lujo corrompe las costumbres, pero absolutamente hablando, el lujo no nace de la riqueza.”


JOVELLANOS ET L’ESPRIT PHILOSOPHIQUE DU SIECLE DES LUMIERES

Il est soutenu par quelques auteurs, qu’en Espagne il n’y eut pas d’équivalent au siècle des lumières. Tandis que ce phénomène provoqua un authentique séisme politique et social en Europe, l’Espagne se maintint étrangère à tout ce processus, conservant son attachement à la monarchie absolutiste et à l’église totalitaire.

Cependant l’affirmation antérieure, n’est ni exacte, ni correspondante à la réalité. L’Espagne fut réceptrice de l’esprit initié par le siècle des lumières comme d’autres pays d’Europe. La « scène philosophique » étant à ce moment là si compliquée et différente que le résultat obtenue ne put être celui espéré par beaucoup.

Jovellanos est l’un des représentants de cet esprit philosophique qui timidement chemine en Espagne. Il répond au modèle de l’homme studieux, humaniste, rationaliste qui écrit en cultivant les genres littéraires les plus divers, qui lit Rousseau (bien que pendant sa jeunesse G.M. de Jovellanos n’ait pas eu une grande admiration pour cet auteur !). Il connait le mouvement encyclopédiste, il intervient dans la vie publique sacrifiant sa vie privée, promouvant des réformes tout en parlant de « régénéracionisme » en Espagne un siècle avant que ce propre mouvement n’exista dans le pays. Jovellanos est capable d’écrire à la fois une œuvre théâtrale comme « l’honnête délinquant » d’inspiration rousseauiste, ainsi que d’analyser l’évolution économique du pays tout en imaginant en même temps le futur système de communications et de commerce qui feront que sa ville et sa région natale, lui doivent encore aujourd’hui ce qu’elles sont devenues.

Jovellanos comme esprit éclairé qu’il ait, s’imprègne des idées consolidées en Angleterre par la monarchie parlementaire et qui après se magnifieront en France, d’où surgira avec force un mouvement intellectuel qui gagnera toute l’Europe et dont lui-même est partie prenante.

Ce sera le mouvement révolutionnaire français qui provoquera chez lui, homme de paix, une profonde réflexion qui le conduira à être un précurseur de l’universalisme et du militantisme pour « la non violence ». Jovellanos affirme qu’un gouvernement « éclairé » n’entreprendra jamais une guerre. Il met en avant que les avancées du siècle des lumières permettront de créer une confédération de peuples en commençant par les nations éclairées européennes ce qui permettra qu’un jour règne la paix dans l’humanité.

Il sera un farouche partisan de l’éducation publique dans un pays où l’enseignement avait toujours été un monopole partagé entre las classes aisées et l’église catholique. Pour lui l’instruction morale est un élément indispensable dans la formation d’un citoyen et il écrit « peut être la morale dépend elle de l’instruction ? Sans aucun doute. Il n’y a pas de morale sans doute. Il n’y a pas de morale sans principes, ni principes sans aucune espèce d’instruction ».

Peut être est-il également en avance par rapport à son époque quand dans les plans éducatifs qu’il pose, il ajoute des réflexions au sujet de la santé. Il s’intéresse à l’alimentation des personnes et à l’activité physique qui en ce temps là est le jeu de paume, à la consommation excessive de cidre et de vin qui génère de graves problèmes sociaux à cette époque. Jovellanos critique également la consommation excessive de ce qu’il nomme « le maudit tabac qui attaquecontinuellement le cerveau ».

Jovellanos natif d’un pays où le machisme est réellement une seconde nature, plaide pour l’égalité entre les sexes, pour en finir avec la discrimination subie par les femmes. Dans son mémoire sur les spectacles publics il dit « autant peut l’éducation sur les coutumes et encore pourrait-elle plus, si tendant vers de plus hautes finalités, elle tentait d’égaliser les deux sexes en dissipent toutes les différences aussi ridicules que nuisibles qui les séparent de nos jours ».

Dans son œuvre nous trouvons des réflexions sur le milieu ambiant plaidant pour une exploitation rationnelle des ressources, qui de nos jours coïnciderait parfaitement avec ce que nous connaissons sous le terme de « développement durable ». Nous y trouvons également des pensées très critiques concernant des questions toujours à l’ordre du jour comme l’injustice sociale, critique de la mauvaise distribution des richesses qui « concentrent l’opulence entre quelques uns, le juste nécessaire chez beaucoup et l’indigence chez la majorité ». Il critique également la surconsommation, avouant à la fin de sa vie qu’il n’a jamais encaissé d’honoraires pour ses déplacements et missions au service du pays.

Et si omnes, ego non.

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